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usage
du livre des transformations
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les transformations
sont un livre dont il ne faut pas rester éloigné. sa voie est constamment
changeante, altération, mouvement sans répit, s'écoulant par les six
places vides ; montant, descendant sans arrêt, traits fermes et malléables
se transforment. on ne saurait les enfermer dans une loi ; le changement,
c'est ce qui œuvre ici.
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ils sortent et entrent
suivant des mesures fixes. dehors ou dedans, ils enseignent la prudence.
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ils montrent la peine
et le chagrin ainsi que leurs causes. tu n'a pas de maître ? approche-toi
d'eux pourtant comme de tes parents.
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prends d'abord les mots,
réfléchis au sens, puis les lois fixes se révèlent. si tu n'est pas
l'homme qu'il faut le sens ne s'ouvre pas pour toi.
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les idées cosmiques sont accessibles par intuition
immédiate aux saints hommes et aux sages qui sont en contact
avec ces sphères supérieures. ces saints personnages sont
capables d’intervenir de façon décisive dans les
événements du monde. ainsi l’homme constitue avec
le ciel le monde suprasensible des idées et, avec la terre, le
monde corporel de la sphère visible.
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confucius a dit : les choses qui sont consonantes
vibrent ensemble. les choses qui ont entre elles des affinités
dans leur essence intime se recherchent mutuellement. l’eau coule
vers ce qui est humide, le feu se tourne vers ce qui est sec. les nuages
(haleine de l’air) suivent le dragon, le vent (haleine de la terre)
suit le tigre. ainsi le sage s’élève et tous les
êtres tournent les yeux vers lui. ce qui naît du ciel se
sent apparenté aux choses d’en haut. ce qui naît
de la terre se sent apparenté aux choses d’en bas. chacun
suit son espèce.
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le ciel a pour symbole le cercle, et la terre, le
carré. ainsi la forme carrée est l’attribut fondamental
de la terre.
la nature, engendre les êtres sans fausseté ; c’est
là sa rectitude. elle est paisible et calme ; c’est ainsi
qu’elle est carrée. elle ne refuse à aucun être
de le supporter ; c’est là sa grandeur. c’est pourquoi
elle atteint sans artifice et sans dessein particulier ce qui est bien
en toute chose. quant à l’homme, il parvient à la
suprême sagesse lorsque toutes ses actions se révèlent
aussi aisées à comprendre d’elles-mêmes que
l’est la nature.
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quand les nuages montent dans le ciel, c’est le signe qu’il
va pleuvoir. il ne reste alors plus rien à faire que d’attendre
que la pluie tombe. il en est de même dans la vie quand un destin
se prépare. lorsque les temps ne sont pas encore accomplis, on
ne doit pas se mettre en souci et s’efforcer de façonner
l’avenir par son activité et son intervention propres, mais
il convient de rassembler paisiblement ses forces en mangeant et en buvant,
pour ce qui concerne l’esprit. le destin vient de lui-même
et alors on est prêt.
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même les changements heureux se présentent souvent
sous une forme qui paraît étrange au premier abord.
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d’un autre coté, il faut, en temps de troubles, éviter
de « traverser les grandes eaux », c’est-à-dire
d’entamer des entreprises périlleuses, car elles exigent
pour réussir une union concertée des forces. le conflit
paralyse la force et l’empêche de vaincre le danger au-dehors.
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devenir un centre pour l’union des hommes est une affaire
grave et lourde de responsabilités. cela exige de la grandeur intérieure,
de la logique et de la force. c’est pourquoi celui qui veut unir
les autres autour de lui doit s’éprouver lui-même pour
savoir s’il est à la hauteur de la situation. mais celui
qui recherche l’union avec autrui en arriviste importun ne suit
pas le sentier de l’homme noble qui conserve sa dignité et
il ne fait que s’avilir.
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victoire et défaite
pour vaincre ses ennemis, 5 éléments sont nécessaires
à un général:
-savoir s'il peut combattre et quand il faut cesser.
-savoir s'il peut engager peu ou beaucoup.
-savoir gré aux simples soldats autant qu'aux officiers.
-savoir mettre à profit toutes les circonstances.
-savoir que le souverain approuve tout ce qui est fait pour son service
et sa gloire.
un gouvernement peut ruiner son armée de 3 façons:
-ordonner une attaque ou une retraite au mauvais moment.
-gérer les affaires militaires sans rien y connaître.
-prendre le rôle du général sans rien comprendre
à la stratégie.
en connaissant bien l'ennemi ainsi que soi-même on est sûr
de gagner des centaines de batailles sans risque.
en se connaissant, mais en ignorant l'ennemi on a plus qu'une chance
sur deux de gagner.
en ne connaissant ni l'état de ses forces ni celles de l'ennemi
la défaite est assurée.
les 36 stratagèmes -art de la guerre
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sans commencement juste, il n’y a pas de juste fin.
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se sentir libre d’avancer ou de reculer. c’est là
chose bonne et intelligente, que de ne vouloir rien obtenir par la contrainte
et la violence et, conformément à la nature des choses,
cela apporte la fortune.
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la puissance de la vérité dépouillée d’intérêt
propre cause une telle impression que les efforts parviennent heureusement
à leur but et que tout danger d’effusion de sang et d’angoisse
s’évanouit.
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