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usage du livre des transformations

les transformations sont un livre dont il ne faut pas rester éloigné. sa voie est constamment changeante, altération, mouvement sans répit, s'écoulant par les six places vides ; montant, descendant sans arrêt, traits fermes et malléables se transforment. on ne saurait les enfermer dans une loi ; le changement, c'est ce qui œuvre ici.

ils sortent et entrent suivant des mesures fixes. dehors ou dedans, ils enseignent la prudence.

ils montrent la peine et le chagrin ainsi que leurs causes. tu n'a pas de maître ? approche-toi d'eux pourtant comme de tes parents.

prends d'abord les mots, réfléchis au sens, puis les lois fixes se révèlent. si tu n'est pas l'homme qu'il faut le sens ne s'ouvre pas pour toi.

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interroger le yi king

un des plus anciens livres chinois connus est le yi king (ou i ching) ou livre des changements. on prétend qu'il fut écrit en 2850 avant j.c. dans le dialecte des races noires akkadiennes de mésopotamie. c'est un système très difficile de philosophie mentale et morale avec un plan de rapport universel et de divination. les idées abstraites sont représentées par des lignes, des demi-lignes, des cercles et des points. ch'est ainsi qu'un cercle représente yih le grand suprème : une ligne se rapporte à yang, la puissance masculine active ; deux demi-lignes à yin la puissance féminine passive.

  • kwei est l'âme animale
  • shah l'intellect
  • khieh le ciel ou le père
  • khwah la terre ou la mère
  • kan ou qhin est le fils

les nombres masculins sont ipairs et représentés par des cercles clairs, les nombres féminins pairs et représentés par des cercles noirs. il existe deux diagrammes très mystérieux, l'un est appelé "ho ou la carte de la rivière", il est également associé à un cheval ; et l'autre, appelé "l'ecrit de lo". cest deux diagrammes sont formés de groupes de cercles noirs et clairs arrangés d'une manière cabalistique. éosophique

 

dans un prose mi-rythmée, mi-rimée, le conseil est ici donné d'étudier assidûment le livre des transformations.

on souligne en termes élogieux à quel point le changement continuel est la loi du livre.

en conclusion, il est nettement affirmé qu'une capacité intérieure est nécessaire en vue de l'intelligence du livre, faute de quoi celui-ci demeurera fermé comme de sept sceaux .

si celui qui consulte l'oracle n'est pas en contact avec la voie, il ne reçoit pas de réponse sensée, car cela ne servirait de rien

 

les idées cosmiques sont accessibles par intuition immédiate aux saints hommes et aux sages qui sont en contact avec ces sphères supérieures. ces saints personnages sont capables d’intervenir de façon décisive dans les événements du monde. ainsi l’homme constitue avec le ciel le monde suprasensible des idées et, avec la terre, le monde corporel de la sphère visible.
confucius a dit : les choses qui sont consonantes vibrent ensemble. les choses qui ont entre elles des affinités dans leur essence intime se recherchent mutuellement. l’eau coule vers ce qui est humide, le feu se tourne vers ce qui est sec. les nuages (haleine de l’air) suivent le dragon, le vent (haleine de la terre) suit le tigre. ainsi le sage s’élève et tous les êtres tournent les yeux vers lui. ce qui naît du ciel se sent apparenté aux choses d’en haut. ce qui naît de la terre se sent apparenté aux choses d’en bas. chacun suit son espèce.
le ciel a pour symbole le cercle, et la terre, le carré. ainsi la forme carrée est l’attribut fondamental de la terre.
la nature, engendre les êtres sans fausseté ; c’est là sa rectitude. elle est paisible et calme ; c’est ainsi qu’elle est carrée. elle ne refuse à aucun être de le supporter ; c’est là sa grandeur. c’est pourquoi elle atteint sans artifice et sans dessein particulier ce qui est bien en toute chose. quant à l’homme, il parvient à la suprême sagesse lorsque toutes ses actions se révèlent aussi aisées à comprendre d’elles-mêmes que l’est la nature.
quand les nuages montent dans le ciel, c’est le signe qu’il va pleuvoir. il ne reste alors plus rien à faire que d’attendre que la pluie tombe. il en est de même dans la vie quand un destin se prépare. lorsque les temps ne sont pas encore accomplis, on ne doit pas se mettre en souci et s’efforcer de façonner l’avenir par son activité et son intervention propres, mais il convient de rassembler paisiblement ses forces en mangeant et en buvant, pour ce qui concerne l’esprit. le destin vient de lui-même et alors on est prêt.
même les changements heureux se présentent souvent sous une forme qui paraît étrange au premier abord.
d’un autre coté, il faut, en temps de troubles, éviter de « traverser les grandes eaux », c’est-à-dire d’entamer des entreprises périlleuses, car elles exigent pour réussir une union concertée des forces. le conflit paralyse la force et l’empêche de vaincre le danger au-dehors.
devenir un centre pour l’union des hommes est une affaire grave et lourde de responsabilités. cela exige de la grandeur intérieure, de la logique et de la force. c’est pourquoi celui qui veut unir les autres autour de lui doit s’éprouver lui-même pour savoir s’il est à la hauteur de la situation. mais celui qui recherche l’union avec autrui en arriviste importun ne suit pas le sentier de l’homme noble qui conserve sa dignité et il ne fait que s’avilir.

victoire et défaite

pour vaincre ses ennemis, 5 éléments sont nécessaires à un général:
-savoir s'il peut combattre et quand il faut cesser.
-savoir s'il peut engager peu ou beaucoup.
-savoir gré aux simples soldats autant qu'aux officiers.
-savoir mettre à profit toutes les circonstances.
-savoir que le souverain approuve tout ce qui est fait pour son service et sa gloire.

un gouvernement peut ruiner son armée de 3 façons:
-ordonner une attaque ou une retraite au mauvais moment.
-gérer les affaires militaires sans rien y connaître.
-prendre le rôle du général sans rien comprendre à la stratégie.
en connaissant bien l'ennemi ainsi que soi-même on est sûr de gagner des centaines de batailles sans risque.
en se connaissant, mais en ignorant l'ennemi on a plus qu'une chance sur deux de gagner.
en ne connaissant ni l'état de ses forces ni celles de l'ennemi la défaite est assurée.

les 36 stratagèmes -art de la guerre

sans commencement juste, il n’y a pas de juste fin.

se sentir libre d’avancer ou de reculer. c’est là chose bonne et intelligente, que de ne vouloir rien obtenir par la contrainte et la violence et, conformément à la nature des choses, cela apporte la fortune.

la puissance de la vérité dépouillée d’intérêt propre cause une telle impression que les efforts parviennent heureusement à leur but et que tout danger d’effusion de sang et d’angoisse s’évanouit.

 

dièse
quinte
bémol
quarte
chemin à toi qui marches
porte à toi qui frappes
miroir à toi qui perçois
flamme à toi qui vois

 

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